Il n’est pas rare d’obtenir le paiement des loyers de votre locataire en retard. La situation est d’autant plus compliquée que votre prélèvement d’emprunt, lui, est ponctuel.

Quelles sont les solutions pour remédier à ce problème ?

Parlez en à votre locataire

Quel que soit le problème rencontré avec votre locataire, votre première option consiste évidemment à lui en parler. Si votre locataire paye systématiquement les loyers qui vous sont dus avec un retard, commencez par lui rappeler la date à laquelle le versement doit être réalisé. Parfois, un simple appel peut suffire pour régler la situation.

Essayez d’être compréhensif tout en faisant preuve de fermeté. Votre locataire peut en effet justifier son retard par des raisons objectives : un retard de salaire, des dépenses imprévues… N’hésitez pas non plus à lui expliquer votre situation et en quoi la réception retardée des loyers vous met dans une situation inconfortable.

Si votre locataire paye généralement ses loyers en temps et en heure, vous pouvez lui proposer un plan d’étalement de la dette pour ses retards exceptionnels.

Si malgré cela, les retards sont répétés, vous pouvez dans un premier temps lui faire parvenir une lettre de relance pour loyer impayé.

Faites jouer la caution

Il se peut que malgré ces relances, les loyers soient toujours payés en retard. Sachez que vous pouvez faire jouer la caution solidaire dès le premier impayé. Il vous suffit alors de contacter le garant et de lui demander de payer la somme due.

Que dit la loi ?

Il vous également possible de saisir la justice afin d’obtenir les règlements dus. Si tel est le cas, vous devez respecter un ordre précis.

  1. Envoyez une lettre recommandée à votre locataire lui rappelant les faits avec mise en demeure sous 8 ou 15 jours pour effectuer le paiement
  2. Faire appel à un huissier qui lui délivrera un commandement de payer en référence à la clause résolutoire prévue . (voir ci-dessous)
  3. Si malgré cela, vous n’observez aucune résolution du problème dans les 2 mois qui suivent, vous devrez saisir le tribunal qui pourra éventuellement demander l’expulsion de votre locataire.

La clause résolutoire

Il est fortement conseillé d’ajouter une clause résolutoire dans le contrat de location. Celle-ci prévoit la résiliation du bail de plein droit en cas d’impayés non régularisés dans les deux mois qui suivent le commandement de payer. Si cette clause est automatique, elle n’a pas d’effet immédiat et nécessite la saisie du juge. Le locataire dispose en effet d’un délai lui permettant de régulariser la situation.

Je perçois des aides de la CAF

Si vous percevez au nom de votre locataire des aides de la CAF, il est nécessaire que vous préveniez l’établissement de l’absence de paiement de votre locataire sous peine d’une amende de 6 856€. Si toutefois la situation a été régularisée dans les deux mois qui suivent le premier impayé, vous n’êtes pas tenu de le faire.

Pour prévenir la CAF de ces retards, vous devez lui faire parvenir idéalement par courrier recommandé avec avis de réception.

Conclusion

Vous l’aurez compris, les retards de paiements de votre locataire peuvent entraîner de nombreuses démarches avant d’obtenir gain de cause. Il est donc nécessaire de prévenir une telle situation dès la recherche de locataire en analysant correctement les dossiers des candidats. Vous pouvez également prévoir une assurance loyers impayés qui couvrira leur montant en cas d’absence de paiement par votre locataire.

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